Journée Internationale des droits des femmes -8 mars

Histoire :

C’est au début du 20ème siècle qu’émerge la journée internationale du droit des femmes.
Celle-ci voit le jour dans un contexte de rassemblements et manifestations où les femmes réclament le droit de vote, le droit au travail ainsi que les fins des discriminations au travail.

En 1910, l’idée de créer une « Journée Internationale des Femmes » est lancée lors de la conférence internationale des femmes socialistes.

Ce n’est cependant qu’à partir de 1977 que les Nations Unies officialisent la « Journée Internationale des Femmes » qui sera célébrée chaque année, le 8 mars, dans le monde entier.

Cette journée rend hommage aux combats historiques des femmes pour plus d’égalité, de droit et de justice.

Elle offre également l’occasion de faire le bilan de la situation des femmes dans la société. Le symbole international de la « Journée Internationale des droits des femmes » est le Ruban Blanc.
Cette campagne du Ruban Blanc a été lancée en 1991 au Canada par des hommes contre les violences faites aux femmes.

Chaque année, l’Onu choisit un thème pour cette journée. Le thème choisi cette année est : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030. »

Mais qui sont les femmes qui ont participé à l’émancipation de la femme et la reconnaissance de certains de ses droits ?

Quatre grandes femmes belges et françaises, parmi de nombreuses autres, ont illustrer le combat des femmes pour l’égalité : joué un rôle décisif.

Les Belges :

Marie Popelin née le 16 décembre 1846 à Schaerbeek, est la première femme docteur en droit.
Institutrice, elle décide à 37 ans, de poursuivre des études de droit à l’Université libre de Bruxelles et obtient le 12 juillet 1888 son diplôme avec distinction.
Le 3 décembre 1888, elle demande à prêter le serment d’avocat devant la Cour d’appel de Bruxelles mais son appel est refusé.

Elle décèdera le 5 juin 1913 à Ixelles sans avoir jamais pu exercer sa profession.

Isala Van Diest née le 7 mai 1842 à Louvain, est la première femme médecin de Belgique et la première universitaire belge. L’accès aux études supérieures étant encore interdite aux femmes en Belgique, elle étudie à Berne, en Suisse.

En 1873, elle essaye de poursuivre des études en médecine à l’Université catholique de Louvain mais voit son accès refusé.

Elle retourne alors à Berne pour réaliser son rêve et devenir médecin.
En 1879, elle obtient son diplôme et s’installe en Angleterre afin d’exercer librement son métier. Après avoir dû suivre des cours supplémentaires à l’Université libre de Bruxelles, (qui est accessible aux femmes depuis 1880) afin de pouvoir faire reconnaitre son diplôme, elle peut enfin ouvrir son propre cabinet médical à Bruxelles en 1884.

Les Françaises :

Louise Weiss née le 25 janvier 1893 à Arras, est une journaliste et femme politique française.

En 1918, elle crée la revue hebdomadaire de politique française et internationale « L’Europe Nouvelle » et commence à s’intéresser au droit de vote des femmes.

Elle sera nommée plus tard : « la mère de l’Europe » et fait de la construction européenne l’un des engagements majeurs de sa vie.

En 1934, elle lutte pour que le droit de vote des femmes soit accordé.

A partir de 1945, Louise Weiss voyage en Afrique et en Asie où elle réalise des documentaires et écrit des pièces de théâtre.

Elle décède le 26 mai 1983 à Paris.

Olympe de Gouges née le 7 mai 1748 à Moutauban, est une femme de lettres et une femme politique française.

Née sous le nom de Marie Gouze, elle épouse Louis Aubry en 1765 mais il décède peu après. Elle prend alors le nom d’Olympe de Gouges et se rend à Paris où elle publie ses premiers textes.
La loi française interdisant à une femme auteur de publier un ouvrage sans le consentement de son époux, elle ne se remaria jamais, conservant ainsi sa liberté de publication. Après 1789, elle réclame l’instauration du divorce — le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution — qui fut adopté à l’instigation des Girondins quelques mois plus tard. Elle préconise également la mise en place d’un système de protection maternelle et infantile et la création de maternités. Olympe de Gouge est surtout connue pour être l’auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes.

Elle est condamnée à mort et guillotinée, place de la Concorde, le 3 novembre 1793 à Paris.

Le saviez-vous ? En 2011, lors de la Journée internationale des femmes, la banque nationale a produit 5 millions d’exemplaire d’une pièce de 2 euros avec le portrait de Marie Popelin et d’Isala Van Diest.

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Dernière modification : 08/03/2017

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