Le portrait du mois : Olivier Brissaud et l’économie sociale

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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Mon nom est Olivier Brissaud.

Diplômé d’un master en droit public fondamental de l’Université à Nice, j’ai ensuite rejoint Bruxelles pour faire un stage dans une banque belge où je suis finalement resté 8 ans. J’ai ensuite eu l’opportunité de travailler pour une filiale d’un fabriquant automobile allemand. J’y ai passé 25 ans et j’en suis devenu le directeur général et administrateur délégué. A 55 ans, je me suis dit que je voulais faire autre chose. Un ami coach m’a conseillé d’utiliser mon réseau pour y parvenir. C’est la raison pour laquelle j’ai contacté une quarantaine de personnes que j’ai invitées à déjeuner pour leur demander ce que je pourrais faire pour me rendre utile. De fil en aiguille, cela m’a amené à l’économie sociale.

Parmi mes activités, je coache aujourd’hui de petites associations en difficulté dans le secteur social et généralement en manque d’argent. Des difficultés généralement liées à des problèmes de positionnement, de missions, visions, valeurs, organisation, gouvernance etc…

Quels sont les projets dans lesquels vous vous engagez ?

Actuellement, j’accompagne des jeunes qui ont un diplôme technique de base mais qui n’arrivent pas à trouver d’emploi parce qu’ils n’ont personne dans leur réseau à qui poser des questions afin de se sentir rassurés et préparés pour leurs entretiens.

Je suis également engagé dans des projets tels que MicroStart, une entreprise coopérative qui aide les entrepreneurs à lancer leur entreprise. MicroStart les accueille et les assiste à valider leur business-plan. C’est souvent des personnes qui ont essayé d’aller voir une banque mais sans succès. MicroStart leur accorde ensuite un microcrédit et un coach pour les assister dans le lancement de leur activité. Mon engagement quotidien consiste donc à aider les gens à sortir de la précarité par l’entreprise (entreprise au sens très large du terme). « Entreprendre » c’est reprendre le contrôle sur soi-même.

Dans le secteur financier, nous sommes en train de mettre en place une banque coopérative. « NewB » qui a pour objectif de récolter de l’argent ici et de le réinvestir là, dans des projets définis par nos coopérateurs. Une banque dont le business-model n’est pas de faire un maximum de profit mais de l’intermédiation entre votre argent et votre dépôt et leur réemploi éthique dans la communauté où l’on vit.

Que ce soit l’économie circulaire ou toute autre sorte d’économie, on constate qu’il y a de plus en plus d’alternatives qui émergent. C’est pourquoi il faut réfléchir à d’autres façons de fonctionner et prendre en considération qu’en fonction des situations il peut y avoir des solutions différentes.

C’est dans cette optique que j’œuvre dans l’économie sociale et solidaire. Je reçois aussi bien des jeunes qui ont 2, 3 ou 4 ans d’expérience professionnelle qui se disent « ah mais j’ai passé 3 ans à travailler dans cette boîte et je me rends compte que j’ai besoin d’autre chose mais je ne sais pas par où commencer, ni comment… », que des personnes âgées de 50 ans et plus qui se disent « je ne ferai pas quelque chose qui a un peu plus de sens ?... »

Il faut revenir aux sources, donner du sens à ce que l’on fait. Il faut retrouver un bon équilibre.

Dernière modification : 28/08/2017

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