Portrait du Centenaire - le Capitaine de frégate Pierre Ortiz, Président de l’Association des Officiers français de Belgique

Pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre, nous avons posé quelques questions à divers acteurs de la mémoire en Belgique.

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Pouvez-vous vous présenter ? Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis le Capitaine de Frégate (Lieutenant-Colonel) honoraire Pierre Ortiz. J’ai fait mes études universitaires à la Sorbonne et à l’Institut Catholique de Paris. Après avoir effectué mon service National comme officier de Marine de 1976 à 1977, j’ai travaillé à la DGA (délégation Générale pour l’Armement) aux Etats-Unis de 1978 à 1985. A mon retour en France j’ai eu l’occasion de multiplier les expériences en occupant notamment des postes d’officier au sein de la Marine, d’interprète de conférences indépendant sur le marché de Paris, de collaborateur des institutions européennes ou encore recruteur d’équipes. Enfin pendant près de 20 ans j’ai exercé les fonctions d’administrateur au sein de la Commission Européenne.

Je me suis également beaucoup investi dans le milieu associatif. En 2007, j’intègre deviens la section Marine des Officiers Français de Belgique en qualité de responsable, puis de président en 2016. La même année je suis élu président des Officiers Français de Belgique. En 2013, je deviens président du pôle Bruxelles de l’Union IHEDN (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale).

Quelles sont les missions de l’association des Officiers français de Belgique ? Quel est votre rôle en tant que Président ?

Cette association existe depuis 1911, son but est de diffuser l’esprit de Défense au sein de la nation, elle est d’ailleurs affiliée à l’UNOR (Union Nationale des Officiers de Réserve), il s’agit aussi de renforcer les liens de solidarité entre ses membres grâce à une aide morale et matérielle.

Nous travaillons pour cela avec beaucoup d’associations liées à la Défense : « le souvenir français », l’IHEDN, les réserves citoyennes et opérationnelles, l’AFFCE (Association des Français Fonctionnaires des Communautés Européennes) ou encore l’ASOF (Association des Sous-Officiers Français).

Nous organisons des visites de bâtiments de la Marine, participons à des cérémonies militaires ainsi qu’à une multitude d’événement de la société civile.
Depuis que j’ai la présidence, j’ai souhaité renforcer l’association, d’abord en tachant de recruter davantage de nouveaux membres pour donner plus de force à notre association, puis en organisant des conférences et des débats sur des thèmes liés à la défense et à la géo-stratégie en général. Ma fonction de président du pôle Bruxelles de l’Union IHEDN est fort utile à cet égard.

J’achève actuellement la création d’un site internet qui aura pour ambition de constituer une plateforme d’échange d’idées, d’avis et d’informations sur les questions de défense et de géostratégie en Belgique.

Pourquoi avez-vous choisi de vous investir dans cette association ?

C’est très simple et je serai très court : j’ai la passion de la France et de son armée. Qui plus est, je pense que notre vie n’a de sens que si nous servons. Je sers donc au mieux de mes possibilités ma patrie dans ce pays ami.

Selon vos propres mots, en quoi consiste le devoir de mémoire et dans quelle mesure est-il important ?

Une des raisons pour lesquelles je suis président de cette association c’est précisément pour continuer de brandir un drapeau que nous tenons depuis 1911, date à laquelle l’association comptait des centaines de membres. Un grand nombre de compatriotes est tombé au champ d’honneur en 14-18 puis en 40-45 ainsi qu’en Indochine et en Algérie, c’est pour aussi eux que je m’investis dans cette association.

Le devoir de mémoire est d’abord l’expression d’une dette vis-à-vis de ceux qui sont tombés les armes à la main souvent dans d’atroces douleurs, une dette ineffaçable qu’il faut continuer de payer et de transmettre aux générations futures.

Quels évènements ont été organisés par votre association dans le cadre du Centenaire ?

Nous participons avec notre drapeau à un maximum de cérémonies militaires en collaboration avec le Souvenir Français dont le président de l’antenne de Bruxelles est également membre de notre association. Nous serons notamment présents pour les commémorations du 11 novembre où notre association déposera une gerbe au monument au Poilu inconnu de Laeken.

Comment pourrions-nous contribuer/aider votre organisation dans la réalisation de ses missions ?

En nous faisant connaitre plus en amont auprès des Français de Belgique. Notre site devant être bientôt opérationnel, un relais du consulat serait positif pour notre association ; je me permettrai de vous le signaler dès que ce sera le cas afin que vous relayiez l’information.

Pour revenir sur l’article consacré au Centenaire de la Grande guerre

Dernière modification : 14/11/2018

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