Portrait du mois : Boris Terlet, fondateur de Kring

Boris Terlet a fondé Kring, magasin de matériel sportif de vélo et vitrine de ce sport à Bruxelles en s’imposant comme le club de cyclisme officiel de la ville. L’ambition de Kring est de promouvoir un vélo plus moderne et plus social.

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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Boris Terlet, je suis originaire de Reims mais j’ai vécu très longtemps à Paris. Je travaillais auparavant dans le secteur de l’événementiel dans des structures musicales, des labels. Je suis venu il y a six ans à Bruxelles pour suivre ma femme qui est Belge. Etant passionné de vélo depuis longtemps, j’ai décidé de créer Kring.

Quel est le concept de Kring ?

Kring a deux facettes. Nous sommes un club sportif, le club officiel de cyclisme de Bruxelles depuis début 2019 mais nous sommes aussi un magasin de vélos sportifs qui comporte son propre atelier. L’aspect de vente était très important dans la mesure où l’on a observé dès le départ une forte demande pour ce type de matériel. Finalement, très peu de structures proposent ces équipements.

On est la passerelle entre la fédération cycliste Wallonie Bruxelles et la ville de Bruxelles. Avec mon équipe, nous développons de nombreux projets au niveau du club. Nous travaillons sur des sorties vélo régulières (environ 4 fois par semaine) avec différents niveaux. Nous avons un secteur débutant, un niveau femme (mis en place il y a trois mois, et qui marche très bien). En termes d’organisation, le vélo sportif féminin a été assez long à mettre en place mais cela fonctionne très bien désormais. Il y a une rivalité sympathique entre les femmes et les hommes. Nous avons aussi un niveau confirmé qui accueille des coureurs lors de sorties après le travail. Et enfin la sortie du samedi durant laquelle nous accompagnons les départs de courses dans une vision plus sociale : nous partageons des discussions autour d’un café pour souder les équipes. Toutes les sorties vélo se déroulent à l’extérieur de Bruxelles, soit en périphérie soit ailleurs dans le pays : en fonction du temps dont nous disposons et des conditions météo.

D’où vous est venue cette idée de structure ?

Le projet a été monté car nous sommes avant tout des fans de vélo, et il s’est avéré qu’il y avait une vraie marge de manœuvre à Bruxelles dans ce domaine. Il y avait soit une déconsidération ou un manque de connaissance sur le vélo, et pour ceux qui voulaient le pratiquer, il n’y avait pas de boutiques sportives. Nous avons donc palliés les lacunes de matériel et d’encadrement sportifs du vélo à Bruxelles, même si étonnamment, la Belgique est un pays historique du vélo (comme la France et l’Italie). Nous voulions aussi donner une vision plus moderne du vélo.

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Combien avez-vous d’adhérents et qui sont-ils ?

Il y a une centaine d’adhérents au sein du club, et à côté de ça, notre communauté Strava (application permettant d’enregistrer des activités sportives) compte 600 personnes. Nous ne sommes pas un club ayant l’ambition de la compétition mais avant tout un club social permettant de fédérer une communauté autour d’une passion commune. Cependant, quand certaines personnes souhaitent s’engager dans la compétition, nous les accompagnons dans ce sens. Par exemple, Julie Borgers, a fait cette année tous les podiums en compétition de grande distance, et elle se retrouve à faire les championnats du monde. Nous sommes donc aussi une plateforme permettant d’accélérer la carrière de certains coureurs.
Notre communauté de sportifs est très cosmopolite : nous comptons des belges francophones et néerlandophones, des français, des expatriés, ainsi qu’une clientèle touristique de passage qui nous trouve facilement car nous sommes le seul club officiel de Bruxelles.

Notre communauté Facebook compte 12 000 membres, c’est le réseau social que nous utilisons pour partager les plannings des événements. Pour les informations plus précises sur les courses, nous passons par Strava. Nous sommes aussi sur Instagram pour promouvoir notre image avec de belles photos. L’ambiance est vraiment conviviale, nous avons toujours des temps de partage en marge des balades.

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Etait-il simple de créer votre entreprise ici à Bruxelles ?

Oui cela a été très facile, nous avons tout de suite été soutenus par le cabinet de Pascal Smet. Nous travaillons au côté de la ville de Bruxelles en tant que vitrine sportive du vélo et nous sommes le relai avec la région Wallonie-Bruxelles. Sans oublier que nous avons des contacts avec la communauté flamande. Nous avons d’ailleurs intégré deux personnes néerlandophones dans l’équipe.

Nous avons monté un projet de criterium, cette course a une ambition internationale et elle aura lieu le 15 septembre au stade Roi Baudoin. Pour les connaisseurs, ce sera un criterium de pignon fixe sur circuit : cela rend le spectacle intéressant car les spectateurs peuvent suivre la course depuis des tribunes, comme on peut le faire dans une course de Formule1 par exemple. Cette course sera ouverte aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs.

Comment s’organise votre équipe ?

Nous sommes quatre à gérer le projet au quotidien, que ce soit la vente de matériel, le relationnel et la communication ainsi que les aspects administratifs. Puis nous travaillons avec cinq autres personnes qui encadrent les sorties vélo.

Avez-vous des partenariats avec d’autres clubs ou avec des marques ?

Oui, le soutien des marques est très important pour nous et nous a permis de nous faire connaître en dehors de la Belgique. Nous collaborons notamment avec Rapha, qui est une marque reconnue dans l’univers du vélo. Nous accueillons dans notre pop-up la marque pendant six semaines, et ils créent également des vêtements à notre effigie.

Nous développons aussi le relationnel avec d’autres fédérations, celle de Suisse surtout. Ce n’est pas tout puisque nous travaillons aussi avec des clubs à Berlin, Amsterdam ou encore Londres. Le but est d’échanger dans cette vision de défendre un vélo plus moderne. Il faut rappeler qu’avec la fédération Belge, nous nous sommes mis d’accord pour rester un club à vocation sociale.

Avez-vous des contacts avec des clubs ou des magasins en France ?

Nous échangeons avec Steel à Paris, il y a un mois nous avons d’ailleurs organisé une course aller-retour Bruxelles-Paris en lien avec eux, cela s’est très bien déroulé. Nous avons également des liens avec le café du cycliste à Nice. Enfin, nous avons rencontré il y a peu L’alternatif Vélo à Epernay, un projet très intéressant autour d’ateliers de création de vélo.

Avez-vous des projets d’ouverture de nouvelles boutiques ?

Oui nous envisageons d’ouvrir un pop-up entre Nice et Monaco pour tester le concept. On a également d’autres projets en cours, dont on dévoilera les contours prochainement. Nous prenons notre temps dans notre développement, nous ne voulons pas aller trop vite. L’idée est de nouer des partenariats avec des structures déjà existantes quand cela est possible, et de nous implanter quand il y a un espace vide.

Comment avez-vous collaboré avec les équipes du Tour de France ? Pensez-vous que cet événement sportif à portée internationale va stimuler la pratique du vélo à Bruxelles ?

Nous avons été en discussion consulting avec le Brussels Major Events (BME) sur les événements à créer autour du Tour de France. Et nous sommes également en partenariat avec le Coq Sportif en étant la boutique officielle du maillot jaune. Nous serons présents sur le village du Tour. Nous organisons enfin la dernière sortie vélo avant le grand départ : un groupe de coureurs va rouler sur la boucle complète du Tour, en nocturne : c’est une course réservée aux coureurs confirmés car elle sera très technique.

Je pense que le fait d’accueillir le Tour ne peut que promouvoir cette pratique sportive. Déjà avec le BXL Tour (qui était un circuit dans Bruxelles), nous avions ressenti une sensibilisation sur ce sport, cela avait eu l’effet d’un stimulant. Il y a aussi une volonté de la ville pour que Bruxelles soit plus adaptée à cette pratique.

Pour terminer, après six années passées en Belgique, quel est votre petit coin de paradis pour faire du vélo ?

Ce sont les Ardennes Belges, près de Bouillon et en face de Sedan. Nous allons souvent rouler dans ce coin, et c’est vraiment très joli. Il y a des points de vue magnifiques, et à certains endroits, on se croirait dans les Alpes. D’ailleurs, à chaque balade, nous faisons toujours un passage en France.

Consultez l’actualité de Kring sur Facebook :

Et aussi sur Strava : https://www.strava.com/clubs/

Dernière modification : 08/07/2019

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