Portrait du mois : Georges Nicolis

Ce mois-ci, nous avons rencontré Me Georges Nicolis, avocat pénaliste aux barreaux de Bruxelles et de Paris et avocat-conseil du Consulat général de France à Bruxelles. C’est à son cabinet situé à Montgomery qu’il nous a reçu pour retracer son parcours, des bancs de la Fac de Droit à Lille jusqu’au barreau de Bruxelles :
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Parcours

Georges Nicolis a étudié le droit à l’université de Lille. Très vite, il a suivi sa vocation de devenir avocat, choix qui s’est donc assez naturellement imposé à lui. Il y a plus de 20 ans, après avoir prêté serment et fort d’une première expérience professionnelle en France, il décide de s’établir à Bruxelles avec son épouse bruxelloise et d’origine grecque – comme lui- qu’il a rencontrée plus tôt sur une île grecque.

Il poursuit alors sa carrière à Bruxelles au sein de l’antenne belge d’un cabinet grec spécialisé en droit des affaires où il traite notamment de dossiers pour le secteur de la finance, de l’industrie agro-alimentaire et de l’aéronautique.

Parallèlement à cela, il développe une activité spécialisée en droit pénal, ce qui l’amène progressivement à intervenir en droit pénal des affaires, économique et financier. Ce domaine est aujourd’hui devenu son cœur de métier, même si Me Georges Nicolis insiste sur sa volonté de conserver sa « casquette » de généraliste dont il nous dit qu’elle se fait de plus en plus rare.

Le droit s’est fortement complexifié explique-t-il, ce qui justifie sans doute que la plupart de ses confrères se soient spécialisés, mais selon lui, la vision de l’avocat doit, avant toute autre chose, être transversale, ce qui permet de garantir qu’aucun des aspects de la problématique du client ne sera éludé.

Cela fait maintenant plus de dix ans que Me Nicolis a ouvert son cabinet à Bruxelles et doué d’une certaine agilité, il partage son temps entre la Belgique, la France et la Grèce pour mener à bien son activité. Bien que celle-ci soit principalement localisée à Bruxelles, il effectue pratiquement tous les mois des déplacements professionnels dans les deux autres capitales européennes.

Avocat Conseil

Me Nicolis est l’avocat-conseil du Consulat général de France à Bruxelles. Sa mission est triple :

Premièrement, il assure une mission générale de conseil en matière juridique ainsi que, le cas échéant, une fonction d’expertise juridique.

Deuxièmement, il défend les intérêts du poste consulaire dans une action judiciaire ou à caractère non-contentieux.

Troisièmement, il émet un avis sur les candidatures proposées à la liste de notoriété des avocats. Cette dernière, disponible sur notre site internet, permet aux citoyens français d’accéder facilement à des avocats reconnus couvrant une bonne partie des spécialités du droit, pratiquants des honoraires raisonnables et qui ont à cœur d’aider leurs concitoyens.

La liste de notoriété du barreau est établie en fonction de plusieurs critères. Le choix des avocats est fait en proportion de la densité de la communauté française en Belgique et de sa répartition sur le territoire. Ensuite, elle respecte au mieux l’équilibre entre les spécialités juridiques et les contraintes géographiques. Enfin, cette liste de notoriété du barreau est révisée au moins une fois par an.

Me Georges Nicolis tient d’ailleurs à préciser ici qu’il est également membre de cette liste de notoriété, mais que les deux fonctions sont tout à fait distinctes, ce que de nombreux Français de Belgique ont parfois du mal à comprendre, la fonction d’avocat-conseil étant une fonction au service exclusif du Consulat général de France alors que la fonction d’avocat membre de la liste de notoriété est une fonction au service des Français de Belgique.

Vie en Belgique

Pour Georges Nicolis, la France et la Belgique sont des « faux amis ». Malgré une petite partie d’histoire commune, une même frontière et une même langue, les deux pays sont très différents. Un point l’a particulièrement marqué lors de son arrivée en Belgique, c’est la relation de proximité qu’ont les Belges avec l’État, les institutions et le pouvoir.

En France, le système et le pouvoir sont très « centralisés », les relations sont « plus formelles et protocolaires », alors qu’en Belgique, malgré des institutions politiques « assez compliquées dues à la représentation des trois communautés linguistiques » du pays, le système « fonctionne plutôt bien et de manière assez souple ».

Il faut bien entendu se garder de comparer les deux pays nous dit Me Nicolis, mais les citoyens belges ont un véritable « rapport privilégié avec le pouvoir et ses acteurs », qu’il n’est pas rare de croiser dans la rue sans avoir à se heurter au service de sécurité ou du protocole. Me Nicolis nous raconte ainsi qu’il lui est récemment arrivé de déjeuner dans un restaurant de la rue Jourdan à Bruxelles à une table juste à côté de celle du Premier Ministre belge qu’il n’a d’ailleurs pas manqué d’aller saluer, ce qui lui semblerait « plus difficilement concevable » en France.

La France garde une place essentielle dans le cœur de Me Nicolis qui se définit aujourd’hui comme un citoyen européen. Français, d’origine grecque et vivant en Belgique, il se sent fondamentalement attaché à ces trois belles cultures.
Il ne se verrait, toutefois, plus faire le chemin inverse pour rentrer en France puisque sa vie, sa famille et son travail sont principalement à Bruxelles.

Dernière modification : 10/01/2020

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