Portrait du mois - Nora Chatti et Dominique Bisbal coordinateurs du salon Campus France

Ce mois-ci nous avons rencontré Nora Chatti, Chargée de mission universitaire au Service de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France en Belgique, et Dominique Bisbal, Personne-ressource-information-orientation au Lycée Français Jean Monnet à Bruxelles, pour nous parler de la 4ème édition du salon Campus France.

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Pouvez-vous vous présenter ? Quels sont vos parcours respectifs ?

NC : J’ai travaillé en France dans la coopération territoriale, puis pour Campus France à l’Ambassade de France en Turquie, avant de rejoindre l’Ambassade de France à Bruxelles où je travaille depuis 4 ans comme chargée de mission universitaire au Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC). Je m’occupe de promouvoir la coopération entre les établissements supérieurs belges et français et d’encourager la mobilité des étudiants, de la Belgique vers la France.

DB : Je suis professeur des écoles de l’Education nationale française. J’ai gravité pendant une quinzaine d’années dans le réseau international. Quand je suis arrivé à Bruxelles, j’étais chargé de mission des affaires scolaires et universitaires pendant 2 ans au SCAC. Depuis 5 ans, je suis « PRIO », soit la « Personne-ressource-information-orientation » du Lycée Français Jean Monnet.

Concrètement, qu’est-ce que Campus France ?

NC : Campus France est un opérateur sous la double tutelle du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, chargé de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger. L’agence a des bureaux implantés un peu partout dans le monde. Par le biais de Campus France nous essayons d’encourager les jeunes étudiants de par le monde à venir étudier en France. Ce qui en un sens promeut aussi la francophonie, puisque la plupart des formations dispensées en France sont en français.

Plus concrètement, le travail de Campus France est de promouvoir et d’organiser des évènements tels que le salon, pour mettre en avant la « destination France ». Le site internet est décliné en plusieurs langues et permet de trouver de l’information concrète sur un certain nombre de formations différentes. Pour la Belgique, un bureau a été ouvert au sein de l’Alliance Française Bruxelles-Europe où nous recevons sur rendez-vous. Un étudiant ou un lycéen qui souhaite réaliser ses études universitaires en France ou une personne ayant déjà un projet professionnel mais qui cherche des informations complémentaires peut ainsi prendre contact avec nous.

Cette année est la 4ème édition du salon en Belgique. Comment en êtes-vous venu à organiser un tel salon ? Est-ce une initiative locale ?

DB : Il y a quelques années nous avions mis en place au sein du Lycée français 4 soirées à thèmes qui pouvaient être considérées comme des salons. Quand le bureau Campus France a ouvert en Belgique, nous avons naturellement décidé de créer ce partenariat entre le lycée et l’Ambassade.

NC : Nous avons souhaité organiser un évènement qui soit spécifique à la « destination France ». La coopération entre le service culturel de l’Ambassade et le Lycée Français Jean Monnet était évidente. Nous avons des objectifs communs : répondre aux interrogations des lycéens du lycée français ; élargir notre évènement aux élèves belges ; et avoir des établissements qui se déplacent.

Qu’est ce qui fait la spécificité de ce salon au-delà du fait qu’il soit consacré aux études en France ?

NC : Ce qui caractérise le Salon Campus France à Bruxelles, c’est le fait que nous ayons plus de 60 établissements supérieurs français représentés sur le salon et dans des domaines très variés : des grandes écoles de commerce, des écoles d’ingénieur, des écoles de gastronomie-hôtellerie, des Instituts d’études politiques (IEP également appelés Sciences Po), des écoles d’art, de design, de communication, des universités mais aussi des classes préparatoires aux grandes écoles…

C’est assez rare d’avoir autant d’établissements qui se déplacent sur un salon à l’étranger. Je crois que ce qui plaît, aussi bien aux exposants qu’aux 700 visiteurs que nous accueillons chaque année, c’est le fait que ce salon est « à taille humaine ». Il permet aux jeunes de dialoguer avec les représentants dans une ambiance privilégiée d’échange et aux représentants d’établissements d’en savoir plus sur les parcours des candidats venant de Belgique.

Un autre aspect qui plait sans doute au public est le fait que nous organisons des conférences tout au long de la journée. En complément des informations que les visiteurs peuvent obtenir sur les différents stands, nous proposons des présentations thématiques sur les études à Sciences Po et l’organisation des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE), parce que nous savons que ces formations sont très spécifiques à la France.

Comment sélectionnez-vous les établissements présents sur le salon ? Avez-vous des critères ?

DB : Pour ma part, j’ai quelques critères : la possibilité de grade de Master, la reconnaissance des établissements par l’enseignement supérieur français, ou encore la conférence des grandes écoles. Par exemple, pour les études d’ingénieur, je regarde si l’école est reconnue par la commission des titres d’ingénieur (CTI) qui est un service d’accréditation de formations en France mais aussi à l’étranger.

NC : Ce qui me semble important aussi, c’est la diversité des domaines représentés et le renouvellement des exposants. Nous sommes très attachés au fait de pouvoir proposer des grandes écoles, notamment parce que cela n’existe pas en Belgique. C’est une vraie valeur ajoutée pédagogique que d’expliquer le fonctionnement et les enseignements de ces écoles. Mais il nous semble aussi important de respecter un équilibre public/privé des exposants présents, ou encore de faire attention à la variété de leur implantation géographique (Lyon, Corse, Paris, Strasbourg…).

Quel est le public visé ?

Le public est composé des lycéens du Lycée français (et de leurs parents !), mais aussi des élèves des écoles européennes, des lycées belges et d’étudiants d’universités bruxelloises. Il est important de rappeler que le salon est ouvert à toutes et à tous, et que l’entrée est gratuite. Il suffit de s’inscrire en ligne sur le site.

Le Salon Campus France est désormais intitulé « études et carrières ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour la 4ème édition, nous avons décidé de nous associer à la Chambre de commerce et d’industrie France-Belgique afin de proposer au public un nouvel espace dédié aux « carrières ». Plusieurs grandes entreprises (Carrefour, Thalys, Renault-Nissan-Mitsubishi, Total) ont accepté notre invitation. Des responsables des ressources humaines échangeront avec les jeunes sur les métiers d’aujourd’hui et les compétences recherchées, pour mieux les aider à faire leur choix de formation ou de spécialisation en master. Certaines entreprises présenteront également leurs offres de stages et d’emploi. Dans cet espace « carrières », le public pourra également découvrir des métiers moins ordinaires, comme ceux proposés par l’armée ou la marine nationale française ou les métiers de l’artisanat qualifié mis en avant par les Compagnons du devoir.

Est-ce que des anciens étudiants seront présents sur le salon pour partager leurs expériences ?

NC : Toujours dans l’idée d’aider les jeunes à choisir leur formation en lien avec leur objectif de carrière, nous avons demandé à des anciens diplômés de Grandes Ecoles françaises travaillant en Belgique de venir parler de leur parcours. Il y aura trois sessions de témoignages : des diplômés d’écoles d’ingénieur, de Sciences Po et d’écoles de commerce et de management. Pieyre-Alexandre Anglade, le Député des Français à l’étranger pour le Benelux, sera notamment parmi nous, en tant qu’ancien diplômé de Sciences Po Strasbourg.

DB : Pour notre part, 6 diplômés du Lycée Français Jean Monnet et ayant étudié en France sont également volontaires pour rencontrer les jeunes élèves.

Les visiteurs seront-ils accompagnés sur le salon ?

NC : Tout d’abord, j’invite les personnes intéressées à préparer leur visite en consultant le site internet afin de s’informer sur les établissements, les entreprises, et le programme des conférences.
Les différents stands se trouvent dans le gymnase, qui est spécialement aménagé pour l’occasion. Sur place, nous distribuons des plans pour aider les visiteurs à retrouver les établissements et les entreprises qu’ils souhaitent rencontrer.

DB : Comme c’est un salon pour les élèves, nous avons souhaité que des élèves du Lycée Français participent à l’organisation. Une vingtaine d’élèves, qui font partie de la maison des élèves, seront présents pour guider nos visiteurs si besoin.

En tant que conseiller d’orientation, comment avez-vous relayé l’information et suscité l’intérêt de vos élèves ?

DB : Nous envoyons des mails aux parents, aux personnels et à nos élèves en priorité. Je leur conseille de visiter et de s’inscrire sur le site. Le mail est également envoyé aux écoles européennes, qui le relayent de leur côté. Nous mettons des affiches. Le bouche-à-oreille fonctionne également. Cela paraît évident, mais il faut sans cesse faire circuler l’information.

Quel est votre rôle en amont et en aval du salon ?

DB : Tout d’abord je suis intervenu plusieurs fois dans les classes de Seconde, Première et Terminale depuis le mois de septembre. Je leur rappelle l’organisation et le fonctionnement du salon et les renvoie sur le site pour savoir quels sont les exposants qui seront présents. Je leur conseille de venir me voir s’ils ont des projets d’orientation qui ne sont pas finalisés et je les préviens aussi que certains établissements recrutent directement sur place. Ces dernières années, des élèves se sont présentés au salon avec leurs bulletins et se sont arrêtés à un stand sur lequel le directeur était présent. Ce dernier leur a indiqué que s’ils candidataient, ils seraient pris. Effectivement, cela s’est concrétisé !

Par la suite, les élèves viennent me voir, ainsi que les équipes pédagogiques, pour avoir des conseils sur les établissements découverts à l’occasion du salon. Nous leur recommandons d’aller aux portes ouvertes des établissements qui les ont intéressés car c’est important de se sentir bien, de voir comment ils sont reçus.

Pourquoi organiser ce salon début janvier ?

NC : Parce que cette date correspond au début des candidatures en première année du supérieur en France. Les élèves qui souhaitent faire leurs études en France doivent s’y prendre beaucoup plus tôt qu’en Belgique. Pour la grande majorité des formations (à quelques exceptions près), les candidats doivent constituer un dossier de candidature entre janvier et mars sur la plateforme en ligne Parcoursup’. Il est important de rappeler ici que les élèves inscrits dans le système belge (quelle que soit leur nationalité) doivent également suivre cette procédure. Pour obtenir plus d’informations sur Parcoursup’, ces candidats peuvent contacter le bureau d’information Campus France Belgique.

DB : Janvier, février, mars sont des périodes chargées en termes d’orientation. C’est à ce moment que nos élèves doivent faire leur choix. Au lycée, nous passons dans les classes de Terminale pour des sessions d’information d’une heure par classe. Une réunion est également organisée pour les parents où nous expliquons comment fonctionne Parcoursup.

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Salon Campus France Au Lycée français Jean Monnet
Le samedi 12 janvier 2019 De 10h30 à 16h30

Informations et inscriptions sur : www.saloncampusfrance.be

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Pour contacter le bureau d’information Campus France Belgique : 02 548 88 74 ou bruxelles@campusfrance.org

Retrouvez également toutes les informations relatives à l’orientation des élèves sur L’espace numérique de travail du Lycée Français Jean Monnet

Dernière modification : 21/12/2018

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